Vendredi 28 août 2009
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La levée du corps a été très difficile ce matin. En effet, pendant les vacances, je me levais vers 9h00. Depuis lundi, le réveil m'assassine dès 6h15! Seul avantage, la
fraîcheur extérieure. En effet, visiblement la chaleur a décidé de demeurer parmie nous, malgré 2 jours de presque bonheur, le week-end passé.
Je suis heureuse de retrouver le groupe. Nous sommes 9: 7 femmes, 2 hommes. Maintenant, nous apprécions nous retrouver, j'ai beaucoup de plaisir à discuter avec eux tous. On rit
énormément, de tout, et personne ne se prend au sérieux. Nous voulons tous obtenir de l'aide mais du coup, nous avons beaucoup de points en commun.
Ce matin, 8h00, Bilan d'entrée avec le médecin généraliste. Prise des signes vitaux, impédencemètre, qui n'a pas changé ou presque depuis la dernière fois. J'étais à 144 kgs, je suis à
145 kgs.....j'ai engraissé d'un kgs depuis le mois de juin. Vivement que je commence la descente!
Après la pause, Cours d'info diététique, le thème étant:
"Quelle est la meilleure façon de maigrir durablement?"
Ce cours fût très intéressant. En effet, bien qu'ayant beaucoup de connaissances sur la bonne alimentation et que je sais que l'activité physique
doit faire partie de notre vie, ils ont réussi à me faire comprendre mieux par leur exemples.
Les faits d'abord:
9 000 calories = 1 kgs de graisse
Exemple 1:
Si, par exemple, je prend au déjeuner 2 croissants au beurre avec un café et ce, tous les jours. Disons aussi que j'aimerais diminuer un peu mon poids.
Sachant qu'un croissant fait 400 calories, si dès demain je ne mange plus qu'un croissant avec mon café, j'épargne 12 000 calorie/ mois, donc je maigris d'un kg/mois.
Exemple 2:
Je suis sédentaire, immobilisée, de plus, par un mal de dos chronique qui me pourrit la vie. Nous avons besoin d'activité physique, 30 min/jour, selon les recommendations de l'OMS.
Cependant, ces 30 minutes peuvent facilement être fractionnées en 2 ou 3.
Qui dit activité physique, ne veut pas dire perdre son souffle, avoir des douleurs ou risquer notre vie. Non. Sinon le résultat sera à court terme, l'arrêt de tout.
Mais qu'est-ce que l'activité physique?
Je commence d'abord par définir les signes physiques qui prouvent que je suis en "action":
- Augmentation de la fréquence cardiaque
- Augmentation de la fréquence respiratoire
- Transpiration légère
- Je sens que mon corps "travaille", "bouge".
Donc, tout ce qui n'englobe pas tous ces signes est donc de l'inactivité.
Par exemple:
- Lecture
- Regarder la t.v.
- Dormir
- Prendre les repas
- Surfer sur internet
- Etc....
Du coup, dans un premier temps, le fait de ne pouvoir me bouger aisément n'est plus un obstacle pour augmenter mon activité physique. Même assise sur une chaise (pour ceux qui ne peuvent se
mobiliser), on peut tout a fait faire des mouvements de la partie supérieur du corps, au son de la musique par exemple.
Pour commencer, et tant que je n'aurai pas retrouvé ma mobilité en perdant du poids, il m'est possible de commencer à me mettre de petits objectifs, afin d'arriver à mon 30 min/jour, sans
souffrance ni écoeurements. Me reste juste à trouver les objectifs qui me le permettront. J'en discuterai avec mon inf. référente le dernier jour, soit jeudi.
Le repas du midi fût encore très agréable. On apprend à se connaître et peu à peu, on se raconte nos parcours.
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13h30, J'ai mon premier entretien avec mon infirmière référente. Elle me fait part de ses craintes, les siennes et celles de l'équipe, à savoir, l'opération by-pass est trop rapide dans ma
démarche. J'ai des outils tout plein, mais pas de mode d'emploi. Leurs craintes? Que je doive faire avec les stratégies que j'ai trouvé seule, mais pas nécessairement les
plus adéquates, quand les compulsions viendront, donc risque pour ma santé physique et mentale.
Elle me demande pourquoi je n'ai pas bénéficié du suivi par une psychologue spécialisée pour les compulsions alimentaires, avant l'opération. Elle me dit que la psy. fait partie de l'équipe
du Dr. Chassot, mon chirurgien, et qu'elle croit que j'en aurais vraiment besoin. Mais moi, j'en sais rien du tout. J'ai, comme un mouton, suivi le cursus qu'on m'avait indiqué, à
savoir, les divers rendez-vous et visite chez un psychiatre de l'hopital, qui ont tous donné leur accord pour cette opération. De plus, me connaissant, j'ai moi-même fais cette demande pour
le suivi de 2 ans avec cette clinique de l'obésité, et en plus, je suis suivie par mon psychiatre, qui est au courant de tout et qui m'accompagnera dans ce parcours.
Je lui dis que j'ai tout fais pour être le plus confortable possible et que cette démarche n'est pas une "fuite vers l'avant", comme j'ai déjà fait à d'autres occasions. Cette fois, j'ai eu
le temps, pendant ces 14 mois d'attente, je mettre au point une stratégie afin de pouvoir palier à mes lacunes, me connaissant mieux que jamais. Je connais les risques physiques, mais surtout
psychique de ma démarche et j'ai balisé mon chemin d'aide de toutes sortes.
Finalement, je lui dit que je comprend ses réticences, et accepte le fait qu'elle soit "limitée" dans son pouvoir de m'aider après le by-pass, car cette clinique est un bon point de départ
pour "préparer" les gens à un éventuel by-pass, un bon accompagnement pour donner des outils et le moyen de s'en servir, mais pas pour "ramasser" les gens qui pourraient être "dépassés" par les
conséquences psy de l'après opération.
Par contre, je ne suis pas prête à laisser tomber l'opération. Si pour eux, ça semble trop rapide, pour moi, ce fût une longue attente, que j'ai remplie, je crois, au mieux de mes
connaissances, et l'impression d'urgence ressentit, est présente surtout à cause de mon sentiment d'être handicapée lourdement et douloureusement, incapacité à bouger dûe aux divers maux
physiques, entre autres.
Elle me dit donc qu'elle en rediscutera avec l'équipe, et qu'elle m'en redonnera des nouvelles demain.
Je sors de cet entretien, calme au début, mais rapidement je me sens envahie par le désespoir. De plus, lorsque je rejoins les autres membres, ils ont tous en leur possession, des
questionnaires à remplir pour jeudi, sauf moi. Du coup, j'aditionne 1+ 1 et je me dis que, vu le discours de mon infirm. et le fait que je n'aie pas à remplir de questionnaire, c'est:
- Soit ils acceptent que je reste pour cette thérapie, mais je dois différer l'opération,
- Soit je fais l'opération, mais je dois respecter leur limite, donc je dois quitter la thérapie, d'où la non-nécessité de remplir les questionnaires, vu mon départ prochain.
J'arrive à faire taire mes peurs, en blaguant avec les autres et en ne laissant rien parraître de mes inquiétudes. J'assiste donc au dernier cours:
"La gestion de la balance"
Au moins, pendant ce cours, j'ai la possibilité de rire tout plein.
En effet, devant le pèse-personne, personne n'est pareil. Une des personnes du groupe à pour habitude de se peser tous les matins, histoire de voir si la nuit lui a été bénéfique. Mais,
comme son mari trouve un peu absurde de faire ainsi, elle doit ouvrir l'eau de la salle de bain, afin de couvrir le bruit de la balance touchant le sol. De plus, dépendamment de la
gentillesse ou non de celle-ci, elle la déplace de quelques cm. afin de voir si elle ne pourrait pas grapiller quelques grammes.
Pour d'autres, ça sera 2 fois/jour, matin et soir ou encore, à l'occasion seulement.
Pour moi, comme ça devient vite obsessionnel, je n'ai pas de balance. De toute façon, tant que je ne suis pas en "perte de poids", jamais je n'oserais monter dessus. Lorsque j'étais
enceinte de mes filles, je demandais au gynéco de me peser pour son suivi, mais je faisais dos à la balance et il avait interdiction de me dire mon poids, je ne voulais savoir que combien de kgs.
j'avais pris.
Lorsque je suis en "perte de poids", la balance n'est pas mon amie, et peut vite devenir mon bourreau.
J'ai eu de longues périodes d' anorexie, pendant presqu'un an en fait. Puis je suis devenue boulimique avec vomissements. Je pouvais me peser jusqu'à 20 fois/jour, dès que je "sentais"
que j'avais perdu du poids. Quand, effectivement, elle montrait un moins, je devenais fière de moi, je me sentais toute puissante, mais si jamais, au cours de la même journée, j'avais
quelques grammes en plus, j'augmentais mon activité physique de 200% en me maudissant d'autant.
C'était devenu un enfer.....
Aujourd'hui, je ne me laisserai plus tenter par celle-ci. Je me pèserai chez le doc, seule cependant, une fois/semaine et c'est tout. Je préfère demeurer éloignée de cet instrument de
torture!
Pendant ce cours, cependant, j'ai quand même appris quelque chose d'intéressant:
-Dans une journée, les mouvements de poids ne fluctuent presque QUE juste à cause de l'eau dans notre corps, et non pas à cause de graisse quelconque.
Donc, si on veut avoir un résultat fiable, qui dépend réellement d'une perte de gras, et non pas influencé par le mouvement de l'eau, se peser une fois/2 semaines ou une fois/semaine au maximum, devient donc un très bon indicatif, plus fiable quand à la graisse perdue.
J'ai donc appris quelque chose de plus aujourd'hui, tant mieux!
En soirée, j'étais assez mal dans ma tête, à repasser les conversations avec mon infirm. référente. Une anxiété du tonnerre m'a tenu compagnie jusqu'au coucher. L'impression que demain,
sera synonyme de FIN.
Par La Chrysalide
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Publié dans : Suivi Clinique de l'Obésité
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