Quand suis-je?

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Leur parcours By-by , je lis,

Syndication

  • Flux RSS des articles

J'en suis...

Sur le dos d'un papillon....

Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 14:39

29 juin 08:  Yes! Ma dresse me rappelle finalement plus tôt que prévu, me dit que c’est bien le dr. Chassot qui prendra en charge l’opération et que je dois lui téléphoner de suite pour prendre r-v.


29 juin 08
: Appel fait au cabinet du Dr. Chassot (chirurg).  Je peux avoir un premier rendez-vous avec lui, déjà le 10 juillet!!!  Youppi!!!


30 juin 08:
 Le chirurgien prend la peine de m’appeler pour me dire qu’il est désolé, mais que le 10 juillet, il sera en salle d’op….Mais qu’il me propose d’avancer mon rendez-vous au 9 juillet à 16h00!!!!  Et d’une journée d’avance, une!!!


1er juillet 08:
 
Ma généraliste me remet la lettre confirmant son acceptation au by-pass ainsi que les formules sanguines déjà effectuées, à donner au chirugien.


Rendez-vous à la clinique de l’obésité de l’hôpital Cantonal, à 10h30.  C'est une scéance d’informations à propos de la prise en charge à la clinique de l’obésité.  Je préfère m'entourer le mieux possibles et je prend toute aide disponible.  Le md. qui présente le déroulement de ce programme est beau comme un coeur!, c'est tout bénef!!

Il y aura une prise en charge multi-disciplinaire, comprenant md., infirmiers(res) et psychologues entièrement prise en charge par l’assurance de base.  On y travaillera la diététique, la vision du corps, les troubles du comport. alimentaires, puis l’apport physique possible à chacun.  Prise en charge d’une durée de 2 ans,  d’abord en groupe, puis individuelle.

Cependant, après les infos, je commence à me demander si, puisque je suis en démarche pour un by-pass, je peux quand même bénéficier de ce programme.  En fait, j’ai peur de “voler” la place de qqu’un d’autre, vu les demandes déjà très nombreuses, et les places limitées.


Mais on a tôt fait de me rassurer, cette prise en charge est hautement recommandée, surtout avec un by-pass, et là, on me nomme le Dr. Cha…ot, qui travaille de pair avec eux, et on me dit qu’il sera d’autant plus heureux de mes démarches!!!! Vous ne pouvez pas imaginer ma fierté à ce moment, plus je fais de démarche pour moi et ma vie, plus les gens sont collaborants.


On m’informe aussi que, vu le nombre de personnes voulant faire cette “thérapie”, l’attente est assez longue.  Les prochains groupes commenceront le 9 juillet 2009!!!   Cependant, comme souvent, il y a des gens qui se désistent, il se peut que nous puissions commencer un peu plus vite.   Bof…de toute façon, je me fout du temps que ça prendra, je m’inscris.

Par Chantal la Chrysalide... - Recommander - Communauté : Chirurgies Bariatriques
Publié dans : mes rendez-vous - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 13:09

Tout d’abord, avant de commencer, un peu de moi.


Je suis une femme de presque 43 ans, Québecoise vivant en Suisse, mariée, 3 magnifiques enfants, d'énormes qualités, mais malheureusement en obésité morbide.  Je dis malheureusement car je le vis très mal, je ne me reconnais plus, et mon corps m'empêche de vivre pleinement.

Grosso modo, mon histoire:

Jusqu’à 3 ans, j’étais, selon ma mère, limite maigre.  Puis, un beau jour, je me suis mise à engraisser.  Les raisons sont sans doute diverses, mais le résultat est le même, j’étais la “rondouillarde” de la famille.


Déjà petite, je me souviens d’un moment où mon poids est devenu “lourd” à porter.  Mon père nous levait au bout de ses bras, ça nous faisais bien rigoler.  Puis vint un jour où il m’a dit que j’étais rendue trop grosse.  C’est mon premier souvenir par rapport à mon poids.

Par la suite, les commentaires de toutes sortes ont commencés.  Dès que je faisais mine de manger quelque chose, mon père me regardait en gonflant ses joues.  De cette façon, sans rien dire, le message était clair.  Il a été le premier à vraiment me blesser sur mon poids, mais de loin pas le dernier. 

A 8 ans, premier régime.  Nous étions en vacances, il faisait beau, mais les glaces et autres sucreries m’étaient défendues.  Cependant, mes soeurs n’ayant aucun problèmes, pouvaient en manger….Pour une petite fille, j’avoue que c’était assez difficile.  Mais depuis un bon moment déjà, j’avais appris à me cacher pour manger.

 

 À la maison, je prenais en cachette des tonnes de biscuits secs, puis je m’enfermais dans la salle de bain pour les manger.  Je me faisais des “trempettes de biscuits” sous le robinet d’eau tiède.  Cependant, ce souvenir n'en est pas un triste, je me sentais en sécurité, porte fermé à clé.

Vers 10 ans, j’ai entrepris un “régime” toute seule.  J’ai cessé de manger pendant un certain temps.  J’avoue ne pas avoir de souvenir de ces moments, mais ma meilleure amie me l’a rappelé.


A 12 ans, mon premier Weight Watchers.  J’avais bien maigris, mais j’ai finalement repris tout le poids et plus.


A 15-16 ans, Minçavie.  J’ai encore bien maigris…bien repris.


J’ai essayé divers régime, protéiné, re-W.W, re-Minçavie, régime sur 7 jours: Que des bananes, puis que du pamplemousse….que des conneries….sans résultats permanents. 

A 23 ans, j’ai décidé de me mettre au régime.  J’étais étudiante pour devenir infirmière.  Peu à peu, j’ai de moins en moins mangé, jusqu’à plus rien du tout.  La moindre bouchée de carotte me faisait culpabiliser et m’obligeait à faire au moins 2-3 heures de gym pour la perdre.  Ca a duré 6 ans, pendant lesquels je suis devenue anorexique, puis boulimique-vomisseuse.  Jusquà mes 29 ans où j’ai “pété les plombs”.  Dépression majeure, hospitalisation…..


A 31 ans, j’alternais toujours entre “je mange, je vomis” et le “je ne mange plus ou bien je me goinfre”…  Puis je suis partie vivre en Suisse, espérant devenir “quelqu’un de nouveau” et faire disparaitre celle que j’étais.

Mon mari m’a connu “ronde”, m’a aimé ainsi.
 

Le jour où j’ai voulu des enfants, je me suis dis:  -” Pas question que mes bébés souffrent de mon comportement alimentaire”.  Alors j’ai cessé de me regarder, et j’ai mangé sans penser.  Mes 2 filles ont été de très beaux bébés, bien en santé. 

Tant que j’étais enceinte et allaitante, je ne me regardais pas, je ne pensais qu’aux petites.  Cependant, j’ai eu un choc après ma 2ème.  Quand on a décidé que ça serait le dernier enfant.  En effet, plus de raison de justifier mon surpoids.  Déprimée, ne me reconnaissant plus, j’ai décidé de me reprendre en main.  Retour au “W.W”, je pesais désormais 118 kgs.   En 6 mois, perte de presque 45 kgs.  Et là, panique à nouveau, incapable de gérer mon apparence.  Je plaisais bcp, même trop.  Et plus de carapace de gras entre moi et les hommes….Ouf!!!  Je n’avais plus de protection!  Incapable de gérer la situation, je me suis mise à réengraisser.

Pas mal démolie, me rendant compte que je n’arrivais plus à vivre “grosse” mais pas non plus à vivre mince, que je détestais ce corps que je ne reconnaissais plus, je me suis mise à “m’auto-détruire” de plusieurs façon.  Le seul endroit où j’arrivais encore à fonctionner, c’était au boulot.  Puis un jour, après plusieurs événements difficiles à la maison et au travail, j’ai “pété les plombs” encore une fois.  C’était en 2005.

En thérapie depuis ce temps, je suis maintenant une maman à la maison, mais surtout une femme qui apprend à se faire du bien.


Cependant, après quelques problèmes physiques, rien de grave, mais nécessitant un examen à l’hopital, j’ai de nouveau “touché” le fond.  En effet, à part mon gynéco pendant mes grossesses, depuis que j’étais en Suisse,  je n’étais plus jamais retournée chez un médecin.  A part, bien sûr, pour des angines, où les docs ne visitaient que ma gorge.  Chaque fois que j’avais quelque chose de plus important, je faisais l’autruche, me disant que de toute façon, ça allait “disparaître” tout seul, et que je n’avais pas besoin qu’un md. me dise: -” Ma pôv’dame!  C’est parce que vous être trop grosse que vous avez ces soucis!”


Mon jugement envers moi-même est encore trop sévère, et j’ai souvent peur d’entendre mes propres pensées dans la bouche des autres.

Cependant,  le 4 juin 08, j’ai dû aller consulter à l’urgence.  J’avais un pied enflé ( je n’aurais jamais consulté si je n’avais eu QUE ça) et puis tout à coup, je me suis mise à mal respirer.  Me connaissant, je savais que je commençais une bronchite, et dans ces moments-là, je fais de l’asthme.  Cependant, à l’hôpital, vu les symptômes, ils ont cru que je faisais une embolie pulmonaire.  Malgré le fait que je sois infirmière et que je leur dise que mon pied enflé n’était dû qu’à un week-end où j’avais marché + chaleur + embonpoint, et que la difficulté à respirer = asthme, j’ai eu droit à un examen plus que complet….


-”Vous ne gardez que vos sous-vêtements et vous vous allongez sur la table.”


De honte, je me suis mise à pleurer.  La dresse. qui ne comprenait pas, m’a dit, après mon explication, que j’étais trop dure avec moi-même.  Elle a été très gentille et a compris ma détresse.  Elle a tout fait pour me mettre le plus à l’aise possible et a même discuter avec moi, sur mes jugements et pensées.


La première pensée que j’ai eu, quand je suis finalement sortie de l’hosto, c’est : -”Plus jamais cette honte.  Où bien je ne vais plus jamais chez le médecin, où bien je fais quelque chose.”  Sachant que l’obésité amène tout son lot de grave problèmes, je me suis dis que si je restais grosse, la maladie se ferait de plus en plus présente et la honte du même fait.


Ca a été le choc qui a permis toutes les autres démarches.


5 juin 08:
Lors du rendez-vous avec mon infirmière (psy), je lui ai parlé de ma détresse de la veille.  Elle me propose alors de me peser, ce que j’avais toujours refusé de faire depuis des années.  C’était presque devenu une “phobie”.  Sauf qu’elle m’a fait comprendre que je devais avoir toutes les cartes en mains, afin de pouvoir commencer à prendre soin de moi.  Je retiens mon souffle, et j’ose.  135 kg!  Bizarrement, je me met presque à pleurer de joie.  En effet, quand je suis devant l’inconnu, j’imagine toujours pire que la réalité.  Dans ce cas, je me voyais tellement “monstrueuse”, que j’imaginais peser au moins 150-160 kg!  Bien sûr, je suis consciente que 135 est déjà terrible, obésité “morbide” qu’on dit, mais du coup, j’ai compris que tout était possible, du moment que j’affrontais mes peurs. Mon BMI ou IMC est à 48.


9 juin 08:
Je m’inscris sur un forum Suisse de by-pass et de chirurgie de l’obésité, afin de pouvoir mieux comprendre l’opération et avoir des info “live” d’autres personnes qui ont eu cette opération. Il faut savoir que le parrain de ma fille s’est fait opéré en avril, mais que les démarches ont été longues avant.  J’ai pu suivre le parcours par procuration.


10 juin 08
: Discussions avec mes thérapeutes sur les démarches envisagées.  Rendez-vous avec la Clinique de l’obésité, et discussions autour de la chirurgie possible du by-pass.


12 juin 08
: Premier rendez-vous avec ma généraliste.  Une femme en or, qui entend et comprend ma douleur, mon désespoir, et qui est prête à m’épauler dans les démarches.


13 juin 08:
Rencontre de forum des “by-passés” au restaurant, à Yverdon-les-bains.  Rencontre enrichissante à tous les points de vue, jamais je ne me suis sentie aussi bien “intégrée”. J’ai ainsi beaucoup de “cas de figures”, suite à l’opération, des plus “faciles” aux plus “difficiles”.  Mais ça me conforte dans ma décisions
.

26 juin 08: Ma généraliste est d’accord pour  faire la lettre au chirurgien qui fait les by-pass au Cantonal.  Elle prendra contact avec lui et me redonnera des nouvelles au retour de ses vacances dans 2 semaines. 

Par Chantal la Chrysalide... - Recommander - Communauté : Chirurgies Bariatriques
Publié dans : Un peu de moi - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus