Quand suis-je?

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J'en suis...

Sur le dos d'un papillon....

Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 16:04

Ce dimanche matin, beaucoup d'effervecence dans la maison.

En effet, pour clôre cette semaine de la "mobilité", la commune ferme la route aux voitures et l'ouvre à tous les piétons.  depuis 7h00 ce matin, on entend le va-et-vient des commerçants, spécialement ouverts pour cette journée.

De plus, tous les habitants de la communes sont invités à venir installer des stands pour y vendre de tout et de rien.

Mes filles, bien sûr, sont levées aux aurores pour faire un tri dans leur jouets.  Enfin, plûtot dans leurs livres et leurs peluches en tous genres.

J'ai réussi à les faire patienter jusqu'à 10h00 avant de descendre installer leur stand.

Nous avons la chance d'habiter directement le long de  la route fermée, donc notre stand était juste en bas de la maison.

Au tout début, mes deux filles, à leur affaires, ont intallé leur table et choses à vendre, puis ont attendu les premiers acheteurs....


On voit ici Elodie en pleine "transaction".  Disont que toutes les deux ont démontré un grand potentiel pour la vente...



Je vous montre ici 2 photos trop drôles...Le papa et la maman, venaient tout juste d'acheter ce jeu en bois pour leur petit garçon.  Pendant que les parents payaient, le petit jouait déjà avec son jouet.  Quand vint le moment pour eux de partir, le garçonnet ne voulait plus lâcher le jeu!  Les parents avaient beau lui dire que c'était à lui maintenant, mais qu'il devait rentrer d'abord à la maison, le petit restait collé au jouet!!   J'ai demandé la permission au parents pour prendre les photos et les mettrent ici......

-"Vient mon chéri, le jouet est à toi.....Lâches-le s'il-te-plaît!"


-" Non!!!!  Ze veux pas le laisser!!!!!!!"  Après un moment, le papa a pris son fils sous le bras, avec le jouet car visiblement indécollable!!!!!!



Après environ 5h00, à jouer aux vendeuses, mes filles sont gentiment parties visiter les stands voisins, et ont déserté le leur...



Alors la maman que je suis, a monté la garde, avec Tabatha, qui surveillait attentivement!...


Les filles se sont amusées énormément, et ont résisté à l'envie de dépenser leur pécule en bébelles diverses!

45.00frs ont été récolté lors de cette journée, donc chacune pourra mettre 22.50frs dans sa tirelire pour leur dépenses futures......

Je met quelques photos de la rue, devenue piétonne pour la journée!


Par La Chrysalide - Recommander - Communauté : Blogueurs du Québec
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 08:41

"Compassion fatigue"

Définition:  Déjà, en français, le titre dit tout, mais en anglais, c'est encore plus fort. (Je vais traduire ici ce que j'ai trouvé sur le net.)

Nom sûrement TRÈS féminin, aussi connue sous le terme de "Trouble secondaire de Stress Post-Traumatique".  Un terme qui réfère à une graduelle perte de compassion, qui s'amplifie avec le temps. Trouble commun parmi les victimes de trauma, et/ou les individus qui travaillent directement avec les victimes.

Dans mon cas, c'est plûtot la 2ème raison qui en est la cause.

Infirmière de profession, j'avais ça "dans l'sang" d'aider mon prochain.  Empathique, à l'écoute des besoins de l'autre et blablabla........Le trouble s'est insinué en moi, peu à peu, depuis presque 12 ans.  Quand j'ai rencontré mon mari.

Au début de notre relation, quand il a fait sa 1ère "Grippe d'Homme", qu'elle bonne petite infirmière j'étais! 

- "Mon pauvre chéri, tu veux des mouchoirs?  T'as besoin d'un comprimé?  Chut! les autres!  Mon mari se meurt repose!!!!"

J'ai même presque fais mon stage en "Soins palliatifs", tellement j'ai eu peur de le perdre souvent!

Ben aujourd'hui, f-i-n-i...t-e-r-m-i-n-é!!  Out! la compa.....euh...quoi?

Et oui!  La compassion a fini par me fatiguer...la "Compassion Fatigue" qu'ils disent en anglais.

Etre la compagne d'un mari, souffrant horriblement et surtout "bruyamment" (entendre ici de devoir écouter le-dit mari, parler du chemin que prend sa morve, depuis le nez, jusqu'aux sinus, puis retour à la gorge pour terminer sa course dans le mouchoir, mourir de peur dès qu'il éternue car il ne faut surtout pas retenir, donc faire un max de bruit, SURTOUT la nuit, et supporter son mauvais caractère du à "Je suis meuladeuuuuu!"), a eu raison de ma compassion.....Je fatigue....

Comme vous l'aurez sûrement compris, mon homme est au lit, avec de la fièvre...ou pas.  Mais il mouche et il se meurt.

Et moi, j'en suis rendue à y voir le prochain article de mon blog, voir l'écriture de mon prochain roman:

"Les péripéties d'une Veuve Joyeuse" !!


Par La Chrysalide - Recommander - Communauté : Blogueurs du Québec
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 23:17


Ben oui! 

Tellement beaucoup même, que si ça m'arrive, j'ai intérêt à être assise ou encore pouvoir l'être rapidement.

Depuis samedi passé que c'est ainsi.  Mais, honnêtement, je croyais que c'était mon foie qui m'jouait des tours.  En effet, pour mon 4h00 samedi, j'ai mangé un avocat.  Sans vinaigrette, juste un comme ça, à la cuillère.  

Bah!  J'aurais pô dû!!!!!

J'ai été tellement malade droit derrière, mais pas de vomissements, juste une douleur atroce à l'endroit du foie.

Sauf que depuis cet épisode, les étourdissements sont présents.  Les 2 premiers jours, j'me suis dis que j'avais fait beaucoup de mal à mon foie, mais comme ça perdure depuis, j'ai quand même pensé que ça pouvait être autre chose.

Je connais les "labyrinthites" pour en avoir déjà fait, mais cette fois, les symptômes étaient différents.

Donc ce soir, j'ai été aux urgences du Cantonal et j'ai enfin le nom de la saloperie qui m'attaque:

La cupulo-lithiose!  En fait, c'est comme des pierres sur la vésicule biliaire, sauf que moi, c'est dans l'oreille droite!!

Bon, disont que j'exagère un peu.  Je ne suis pas du tout souffrante, si on excepte les vertiges chiants, et que j'ai besoin de rien pour me soigner.  Ca va passer tout seul, en faisant quelques exercices simples.  Mais comme les pierre dans la vésicule biliaire, moi j'ai des cristaux (avouez que "cristaux", ça fait plus "chic" que de banales pierres, non?) qui se promènent dans le liquide, derrière l'oreille, et selon ma position, il me débalance!!!   Grosso modo, c'est çà!

Me voilà donc rassurée, j'avais peur d'avoir un truc qui aurait pu retarder mon opération, mais pas de soucis!

Le seul truc qui me "chicane", face à cette cupulo-machin, c'est que sur le net, ils expliquent que ça arrive vers la cinquantaine!   Alors du coup, les cristaux perdent un peu de leur éclat!!  Il n'est pas encore minuit, donc je n'ai encore
QUE 42 ans!!

Visiblement, je n'ai rien de commun avec "Benjamin Button"!!!
Par La Chrysalide - Recommander - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 18:49


Ne vous fiez pas aux paroles de la bulle, mon mari est un excellent cuisinier!  Même que mes filles préfèrent encore que ça soit papa derrière les fourneaux!

Non non.....regarder plutôt dans quel état est la cuisine!   Et c'est ce qui me stresse....

Mon mari est bordélique.  Bien sûr, il vous dira que c'est parce que je ne range pas assez vite!!!!  Comparé à ce qu'il peut faire, même un bordel est plus en ordre!!

Sa plus grande peur?  Que je quitte pour la semaine d'hospitalisation, avant d'avoir lavé-rangé-repassé tous ses vêtements.  Ben oui!  Il ne veut pas utiliser les lave-sèche-linge!  Et on ne parle même pas du repassage.  Il préfère encore sortir tout "frippé" que de brancher le fer!!

Je sais que mes filles seront bien pendant cette semaine là, en effet, mon mari prend congé toute la semaine afin de bien s'occuper d'elles.  Cependant, "Watch-Out" le foutoir quand je reviendrai!!!  Et ça, ça me fatigue déjà, à l'avance.

Même si je récupère bien de l'opération, la fatigue sera omniprésente dans un premier temps, et moi, quand c'est le bordel chez moi, j'ai de la difficulté à me reposer la tête. 

Alors voilà mes inquiétudes du moment, je ne stresse pas, pour l'instant, pour la chirurgie, mais j'espère que mon mari aura entendu la nécessité de me ménager pour l'après hôpital.

J'vous en redonnerai des nouvelles!!
Par La Chrysalide - Recommander - Communauté : Chirurgies Bariatriques
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 09:02
Comme tous les parents d'enfants scolarisés, on a entendu, bien sûr, les mesures de sécurité et d'hygiène misent en place à l'école, pour éviter d'attraper la fameuse Grippe A ou H1N1 et limiter sa contagion.

Jusqu'à là, pas de problèmes.

Jusqu'au moment où nous sommes les parents d'une petite Anaïs, limite hypocondriaque, qui souffre toujours plus que les autres, de maux divers et variés.

En effet, ma puce, que j'aime de tout mon coeur, est la "souffreteuse" (néologisme créé par moi toute seule!) de notre famille.  Elle utilise, malheureusement, la douleur (fictive ou réelle), pour attirer l'attention de tous, et ça, malgré toute l'attention déjà disponible.

Donc, l'annonce de cette grippe vilaine et potentiellement mortelle, a attisé la crainte de ma fille de l'attraper, ou pire, que sa maman chérie ne l'attrape.  De plus, le fait que je sois "grosse", inquiète ma fille, elle a peur que j'en meurs.  Mes démarches la rassure, mais visiblement pas assez, vous comprendrez plus loin.


On ne passe pas un jour, sans que mademoiselle nous explique en long et en large:

L'art d'éternuer;

- " Faut le faire dans le pli du coude maman!"

L'art de se laver les mains;

- " Faut toujours bien frotter pour enlever tous les microbes et on ne serre pas trop souvent la main des autres!"

L'art de se les essuyer;

 -" Faut vite se dépêcher de bien les essuyer, sinon, ma maîtresse dit qu'on peut attraper des champignons si ça reste humide!"

Et ainsin de suite, ad nauseam....

En Suisse, en plus des publicités qui en parlent, nous avons même "Marie-Thérêse Porchet", humoriste, qui en rajoute une couche!



Donc, pas besoin de dire qu'Anaïs ne pense qu'à ça!

Cependant, j'en suis à me demander si je ne devrais pas consulter avec elle! 

Ce matin, elle vient me retrouver au lit, en disant qu'elle venait de faire un cauchemar.

Elle a rêvé que la grippe nous avait "attrapé", et que je lui avais dis que, les "gros", quand ils sont contaminés, se "suicident" !!!!!

Ouf!!!  Vous voyez un peu l'omniprésence de cette grippe?  Et des cogitations de ma fille?

Bon, bien sûr, je l'ai rassuré, lui jurant que c'était faux.  Je lui ai rappelé que cette grippe, malgré le fait qu'elle soit plus contagieuse, tuait, somme toute, beaucoup moins de gens que la grippe "ordinaire", et qu'elle ne faisait pas partie des gens "à risques" de faire des complications.

Cela dit, je trouve assez terrible de ne parler que des effets potentiellement mortels de cette grippe, à des enfants assez jeunes.  Bien sûr, il faut en parler, trouver des moyens, à leur mesure, pour diminuer les risques de contagion, mais on devrait aussi penser à les rassurer en leur disant que ça ne reste qu'une grippe et les risques d'en mourir ne sont pas plus élevés que d'habitude.

Je sais que ma fille est particulièrement "sensible", mais je ne crois pas que ça soit la seule.  Beaucoup d'adultes en font aussi "des tonnes", et ça aussi ça m'exaspère. Avoir de l'info, c'est bien, mais avoir toute l'info, c'est mieux!

C'était ma chronique psy, "Névrose autour d'une Grippe" !!!


Par La Chrysalide - Recommander - Communauté : Blogueurs du Québec
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 12:12



Ben oui!  Le temps passe vite!  Ne me reste plus que 17 jours avant mon entrée à l'hôpital, et 18 avant mon by-pass.

Comment j'me sens?

Bizarre!   J'ai le sentiment étrange que la vie sera différente après.  Bien sûr, je ne parle pas de mon alimentation, qui elle le sera vraiment, mais plûtot de ma vie en général.  Comme un sentiment d'irréalité.

C'est difficile à décrire....J'pense que c'est aussi pour ça que je garde une trace écrite, histoire de me "reconnecter", m'aider à me remettre les pieds sur terre après l'opération.

Histoire de vraiment m'y mettre, chaque nuit, je me fais-refais opérer!  De plus, souvent l'hopital ne fait pas tout juste. 

-La première fois, ils m'ont fait sortir sans m'avoir fait le TOGD (Transit Oeso-Gastro-Duodénal), histoire de voir si je suis "étanche" ou non.  Du coup, je ne sais plus si je dois manger ou non....!

-La 2ème fois, je remarque que je n'ai pas de "redon", le drain qui permet l'écoulement des liquides séro-sanguinolents.  Là, je panique un peu, où vont aller ces liquides? Je devrai me refaire ouvrir?

-3ème fois, j'ai été opéré, je gambade un peu partout dans l'hôpital.  Tout à coup, je me prépare un café et réalise soudain que je n'ai pas eu le OK des docs pour me réalimenter/hydrater.....Du coup, je retourne à ma chambre, on y est une dizaine et je ne retrouve plus mon lit.

Y a finalement cette nuit, où j'ai enfin rêvé à autre chose.....Mais comme c'est une histoire de tueur à gage, je vous passe les détails!  :)

Donc, pour l'instant, je reste "zen" (sauf la nuit!), j'essaie de ne pas trop y penser, et je fais au jour le jour.

À tout bientôt!
Par La Chrysalide - Recommander - Communauté : Chirurgies Bariatriques
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 16:48
Comme quoi tout arrive, snif...Un peu plus d'un an d'attente, et déjà les journées intensives sont terminées. Ca va me manquer de ne plus venir à l'unité, rejoindre la troupe de Joyeux Lurons!!!

Le Club des 9 comme M. nous a gentiment nommé!!

Aujourd'hui est notre dernier jour à passer ensemble dans ce lieu.  Bien sûr, nous passerons ensemble une journée chaque 2 mois afin d'avoir des cours sur la diététique, l'activité physique, etc....  On s'est promis de garder contact, via le phone ou le net, ou encore lors de réunions qu'on pourra se faire à l'occasion!

Alors aujourd'hui, je promet de me donner à fond dans tout ce que nous ferons, histoire de pouvoir garder en mémoire le plus de chose possible.

Ce matin, on commence à 9h30 au lieu de 8h00.  Premier cours: 

"La thérapie par le Mouvement"

Au tout début, je ne suis pas certaine d'apprécier le cours.  En effet, j'ai beaucoup de mal à me mouvoir dans l'espace, surtout en présence d'autres personnes.

D'abord, on commence assis sur notre chaise, et au son de la musique, nous devons initier un mouvement, qui sera suivi par tous les autres.  Bon, je prend sur moi et je participe activement.  Au début, je suis un peu mal à l'aise, peur de ce que je peux donner comme impression, mais comme tout le monde joue le jeu, j'arrive assez rapidement à me sentir à l'aise.  De plus, vu l'amitié dans le groupe, la peur du jugement disparait très vite.

Cet exercice est suivi d'un autre et encore un autre.  Puis, finalement, on doit se lever, et faire des mouvements de danse, à notre rythme, sur la musique choisie par la prof.

Et tout à coup, les autres n'existent presque plus, je me sens libre et je laisse mon corps bouger avec la musique, sans honte, sans crainte.  Le pied intégral!

Cependant, assez vite, je me rend compte que j'exagère un peu la rapidité et les déhanchements.  En effet, je suis à bout de souffle et je transpire +++.  Malgré tout, je n'arrive pas à me ralentir, j'aime sentir mon corps quand je danse, mais pour ce faire, les mouvements très amples, saccadés, rapides sont nécessaires.  Je ne ressent aucun plaisir à ne bouger que légèrement.

Cependant, bien que "presque agonisante" :P, je persiste et termine le cours avec les autres.  Je me sens vraiment bien, d'humeur presque euphorique!

Après une pause bien méritée, on rejoint le groupe à thème:

"Un point que j'emporte avec moi"

Donc, on fait un peu la synthèse de ces 4 jours, et on rend compte de ce qui nous reste.  Pour ma part, je ressent un immense plaisir d'avoir pu faire partie de ce groupe génial.  Je savais déjà que le groupe était porteur pour moi, un immense plus, mais en plus, d'avoir pu être avec les 8 personnes que j'ai côtoyé, je me sens d'autant plus comblée....

Puis, je peux partir rassurée, sachant que pour les 2 prochaines années, c'est vraiment une équipe de professionnels qui m'aideront à atteindre les buts que je me serai fixé.  Pour une fois, j'ai vraiment confiance que "cette fois, c'est la bonne", un sentiment que je ressens très très fort....

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Après le repas de midi, nous décidons d'aller prendre l'apéro le café à l'extérieur, afin d'augmenter notre activité physique, de profiter du beau temps (si on aime la cuisson à 180° C) et profiter du fait qu'on ne recommence qu'à14h00 au lieu de 13h00.

Pour finir, on se retrouve dans une pizzeria, à l'intérieur, la terrasse étant déjà très pleine.  Pas grave, nous sommes ensemble :)

M. rencontre une vieille connaissance, qui se trouve, par le fait même, à être le patron de la place.  Elle parle-parle-parle avec lui, mais j'ne comprend rien du tout, tout est en Italien (note à moi-même: Me rappeler de prendre des cours d'Italien dès que possible, ça peut rendre service!).  A tout hasard, je demande à M. comment dire "vous êtes beau" en Italien.....mais je n'ai capté que "bello"!!!   Pas grave.

Ce "bello" nous apporte, sans demande de notre part, une pâte pizza garnie avec des tomates concassées.  Je ne me souviens plus du nom que ça porte.

M. se trouve tout à coup, vachement embêtée!  On ne peut pas manger cette pizza, mais la refuser serait un manque total de savoir vivre!!!!   Tout à coup, la voilà rouge, comme les tomates, et on sent qu'elle s'écraserait pareil que la pâte!!

N'écoutant que mon grand coeur, je tente de la rassurer, lui disant que je demanderai une boite pour apporter, (m'en fout que ça se fasse ou non, je ne le reverrai jamais plus MOI!).

J'appelle donc ce monsieur-bien-de-sa-personne, et lui demande gentiment si on pourrait avoir un contenant pour cette pizza alléchante.  En souriant, il accepte et nous apporte la pizza toute emballée!   Je le remercie chaleureusement, en terminant par:  Merci, et en passant, vous être très "bello-bello-bello"!

J'suis certaine que j'ai remonté son estime de lui-même!  Je suis heureuse d'avoir pu faire ma B-A aujourd'hui!!

Mais j'sais pas pourquoi, M. semblait presque regretter d'être sortie avec nous....ba!  L'habitude viendra!!!


14h00, 3ème entretien avec mon infirmière, on fait la synthèse de ces derniers jours.  Puis, elle me donne les rendez-vous, avec la psy (by-pass) et elle-même, pour la semaine prochaine.

Finalement, la semaine se termine par la clôture, en groupe, de ce début de suivi.

Conclusion, nous sommes tous heureux d'être membre de ce groupe, ça nous a tous permis d'apprendre quelque chose, par les cours ou par les différents témoignages des pairs.  Nous nous reverrons tous en groupe le 2 octobre, pour un cours sur la diététique, mais d'ici là, nous échangeons nos numéros de téléphones et nos adresses e-mail, afin de garder le contact.





C'est donc sur une note joyeuse que se termine cette semaine!!

Vivement les retrouvailles!!!!
Par La Chrysalide - Recommander - Communauté : Chirurgies Bariatriques
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 14:14


A mon réveil, mme. Anxiété a jugé bon de se lever en même temps que moi.  Sa copine, mme. Boule au Plexus, m'a bien fait sentir sa douce présence...Que de joie!!!

J'ai hésité à aller au cours ce matin.  Je me disais que, si je n'y allais plus, au moins ils ne pourraient changer ou annuler mon opération, mais en même temps je me sentais prise à la gorge, à savoir, sans ce suivi, je ne me sens pas de faire l'opération....le serpent qui se mord la queue....

Alors j'ai joué le tout pour le tout, je vais aux cours, on avisera après.

A 8h00, premier cours

"Comment je comprends mon fonctionnement"


Depuis longtemps, je sais comment je fonctionne.  Lorsque je ne suis pas en train de faire "régime", je me sens coupable, donc pulsions.  Je n'y pense plus pendant quelques temps, tout à coup je prend conscience de ce à quoi je ressemble, pulsions.

Cependant, quand je me reprend en main, tant que je "tiens le coup", les pulsions "disparaissent", mais pour un peu que j'ai l'impression de "tricher", ça part en coui....es!!!  Et là, le moindre stress fait réapparaître les pulsions.  Souvent, le stress est généré par mes pensées, par mes jugements négatifs sur moi-même.  Donc, je dois apprendre à laisser passer  ses pensées.  Les accepter comme n'étant QUE des pensées et non pas une réalité.  J'ai encore du chemin à faire donc.....

A 10h15, j'ai pu rencontrer, finalement, mon infirmière référente et la psychologue.  J'ai pu verbaliser mon inquiétude immense face aux 2 possibilités que j'avais trouvé et ma peur de devoir faire le choix entre suivi ici et opération.

Elles m'ont expliquer le pourquoi des craintes, à savoir, j'ai de la difficulté à faire des liens entre le savoir et l'agir.  Cependant, elles m'ont rassuré, même si le délai est court, on me propose un suivi avant by-pass avec la fameuse psychologue qui fait partie de l'équipe du chirurgien.  Elles ont pu avoir la confirmation que je disais vrai.  On ne m'avait pas proposé ce suivi car ils croyaient que, vu mon suivi à la clinique de l'obésité, je n'avais pas besoin de plus.  Pour finir, donc, heureusement que ce suivi existe, car ils ont vu mes besoins et donc, ainsi, dès la semaine prochaine, je bénéficierai d'un suivi en plus, afin d'améliorer mes chances pour l'après by-pass.

Tout est bien qui finit bien donc.  De plus, mon infirmière m'a remis les fameux questionnaires.  La veille, elle n'avait pas jugée bon de me les donner, car elle avait plus important à discuter.  Mais ils étaient là, qui m'attendaient......

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A 11h00, nous avons eu le cours d'information Activité Physique avec pour thème:

"Pourquoi bouger?"

Bon, ce cours me semblait plus que connu, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à faire les jeux de rôles qu'ils nous demandaient.

Les raisons sont multiples, mais si on ne parle que du côté physique de la chose voici ce qui ressort:

- Renforcement des muscles, tels le coeur, poumons...
- Plus d'énergie car en augmentant l'endurance de nos organes, nos muscles, on est fatigué moins rapidement et l'envie de continuer apparait.
- Diminution des risques liés à la sédentarisation (crise cardiaque, anévrisme...)
- Etc...

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Après le repas, 13h30, nous avons eu un groupe de partage dont le thème était:

"Comment je m'explique ma prise de poids aujourd'hui à la lumière de ces 3 jours"


Bon, j'ai l'impression que ça s'éclaicit.  Ce n'est pas un manque de volonté ou d'intelligence.  En effet, combien de fois me suis-je traitée de stupide, car bien que je connaissais les dédales de mon cerveau, quant à mon fonctionnement devant la nourriture, je n'arrivais pas, malgré tout, à faire les bons choix.

Le fait de savoir qu'il me manque des liens, mais que je peux les apprendres, me rassure énormément.  J'aurai les outils car j'ai la possibilité d'avoir un suivi avec la psy.  Du coup, je me sens vraiment épaulée pour faire face au "après" by-pass.


Puis, je finis la journée avec un autre entretien avec mon infirmière référente.  Demain, lors de notre prochaine rencontre, elle me donnera la date du rendez-vous avec la psy (by-pass), qui se dit en accord avec le suivi jusqu'à l'opération.  Je lui fais part de mon soulagement et de l'espoir pour la bonne continuation...

Ce soir, en rentrant à la maison, j'ai le coeur beaucoup plus léger!!


Par La Chrysalide - Recommander - Communauté : Chirurgies Bariatriques
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 10:21
La levée du corps a été très difficile ce matin.  En effet, pendant les vacances, je me levais vers 9h00.  Depuis lundi, le réveil m'assassine dès 6h15!   Seul avantage, la fraîcheur extérieure.  En effet, visiblement la chaleur a décidé de demeurer parmie nous, malgré 2 jours de presque bonheur, le week-end passé.

Je suis heureuse de retrouver le groupe.  Nous sommes 9: 7 femmes, 2 hommes.  Maintenant, nous apprécions nous retrouver, j'ai beaucoup de plaisir à discuter avec eux tous.  On rit énormément, de tout, et personne ne se prend au sérieux.  Nous voulons tous obtenir de l'aide mais du coup, nous avons beaucoup de points en commun.

Ce matin, 8h00, Bilan d'entrée avec le médecin généraliste.  Prise des signes vitaux, impédencemètre, qui n'a pas changé ou presque depuis la dernière fois.  J'étais à 144 kgs, je suis à 145 kgs.....j'ai engraissé d'un kgs depuis le mois de juin.  Vivement que je commence la descente!

Après la pause, Cours d'info diététique, le thème étant:

"Quelle est la meilleure façon de maigrir durablement?"


Ce cours fût très intéressant.  En effet, bien qu'ayant beaucoup de connaissances sur la bonne alimentation et que je sais que l'activité physique doit faire partie de notre vie, ils ont réussi à me faire comprendre mieux par leur exemples.

Les faits d'abord:

9 000 calories = 1 kgs de graisse

Exemple 1: 

Si, par exemple, je prend au déjeuner 2 croissants au beurre avec un café et ce, tous les jours. Disons aussi que j'aimerais diminuer un peu mon poids.

Sachant qu'un croissant fait 400 calories, si dès demain je ne mange plus qu'un croissant avec mon café, j'épargne 12 000 calorie/ mois, donc je maigris d'un kg/mois.

Exemple 2:

Je suis sédentaire, immobilisée, de plus, par un mal de dos chronique qui me pourrit la vie.  Nous avons besoin d'activité physique, 30 min/jour, selon les recommendations de l'OMS.  Cependant, ces 30 minutes peuvent facilement être fractionnées en 2 ou 3.

Qui dit activité physique, ne veut pas dire perdre son souffle, avoir des douleurs ou risquer notre vie.  Non.  Sinon le résultat sera à court terme, l'arrêt de tout.

Mais qu'est-ce que l'activité physique?

Je commence d'abord par définir les signes physiques qui prouvent que je suis en "action":

- Augmentation de la fréquence cardiaque
- Augmentation de la fréquence respiratoire
- Transpiration légère
- Je sens que mon corps "travaille", "bouge".

Donc, tout ce qui n'englobe pas tous ces signes est donc de l'inactivité.

Par exemple:

- Lecture
- Regarder la t.v.
- Dormir
- Prendre les repas
- Surfer sur internet
- Etc....

Du coup, dans un premier temps, le fait de ne pouvoir me bouger aisément n'est plus un obstacle pour augmenter mon activité physique.  Même assise sur une chaise (pour ceux qui ne peuvent se mobiliser), on peut tout a fait faire des mouvements de la partie supérieur du corps, au son de la musique par exemple.

Pour commencer, et tant que je n'aurai pas retrouvé ma mobilité en perdant du poids, il m'est possible de commencer à me mettre de petits objectifs, afin d'arriver à mon 30 min/jour, sans souffrance ni écoeurements.  Me reste juste à trouver les objectifs qui me le permettront. J'en discuterai avec mon inf. référente le dernier jour, soit jeudi.

Le repas du midi fût encore très agréable.  On apprend à se connaître et peu à peu, on se raconte nos parcours.

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13h30, J'ai mon premier entretien avec mon infirmière référente.  Elle me fait part de ses craintes, les siennes et celles de l'équipe, à savoir, l'opération by-pass est trop rapide dans ma démarche.  J'ai des outils tout plein, mais pas de mode d'emploi. Leurs craintes?  Que je doive faire avec les stratégies que j'ai trouvé seule, mais pas nécessairement les plus adéquates, quand les compulsions viendront, donc risque pour ma santé physique et mentale.

Elle me demande pourquoi je n'ai pas bénéficié du suivi par une psychologue spécialisée pour les compulsions alimentaires, avant l'opération.  Elle me dit que la psy. fait partie de l'équipe du Dr. Chassot, mon chirurgien, et qu'elle croit que j'en aurais vraiment besoin.  Mais moi, j'en sais rien du tout.  J'ai, comme un mouton, suivi le cursus qu'on m'avait indiqué, à savoir, les divers rendez-vous et visite chez un psychiatre de l'hopital, qui ont tous donné leur accord pour cette opération.  De plus, me connaissant, j'ai moi-même fais cette demande pour le suivi de 2 ans avec cette clinique de l'obésité, et en plus, je suis suivie par mon psychiatre, qui est au courant de tout et qui m'accompagnera dans ce parcours.

Je lui dis que j'ai tout fais pour être le plus confortable possible et que cette démarche n'est pas une "fuite vers l'avant", comme j'ai déjà fait à d'autres occasions.  Cette fois, j'ai eu le temps, pendant ces 14 mois d'attente, je mettre au point une stratégie afin de pouvoir palier à mes lacunes, me connaissant mieux que jamais.  Je connais les risques physiques, mais surtout psychique de ma démarche et j'ai balisé mon chemin d'aide de toutes sortes.

Finalement, je lui dit que je comprend ses réticences, et accepte le fait qu'elle soit "limitée" dans son pouvoir de m'aider après le by-pass, car cette clinique est un bon point de départ pour "préparer" les gens à un éventuel by-pass, un bon accompagnement pour donner des outils et le moyen de s'en servir, mais pas pour "ramasser" les gens qui pourraient être "dépassés" par les conséquences psy de l'après opération.

Par contre, je ne suis pas prête à laisser tomber l'opération.  Si pour eux, ça semble trop rapide, pour moi, ce fût une longue attente, que j'ai remplie, je crois, au mieux de mes connaissances, et l'impression d'urgence ressentit, est présente surtout à cause de mon sentiment d'être handicapée lourdement et douloureusement, incapacité à bouger dûe aux divers maux physiques, entre autres.

Elle me dit donc qu'elle en rediscutera avec l'équipe, et qu'elle m'en redonnera des nouvelles demain.

Je sors de cet entretien, calme au début, mais rapidement je me sens envahie par le désespoir.  De plus, lorsque je rejoins les autres membres, ils ont tous en leur possession, des questionnaires à remplir pour jeudi, sauf moi.  Du coup, j'aditionne 1+ 1 et je me dis que, vu le discours de mon infirm. et le fait que je n'aie pas à remplir de questionnaire, c'est:

- Soit ils acceptent que je reste pour cette thérapie, mais je dois différer l'opération,
- Soit je fais l'opération, mais je dois respecter leur limite, donc je dois quitter la thérapie, d'où la non-nécessité de remplir les questionnaires, vu mon départ prochain.


J'arrive à faire taire mes peurs, en blaguant avec les autres et en ne laissant rien parraître de mes inquiétudes.  J'assiste donc au dernier cours:

"La gestion de la balance"


Au moins, pendant ce cours, j'ai la possibilité de rire tout plein. 

En effet, devant le pèse-personne, personne n'est pareil.  Une des personnes du groupe à pour habitude de se peser tous les matins, histoire de voir si la nuit lui a été bénéfique.  Mais, comme son mari trouve un peu absurde de faire ainsi, elle doit ouvrir l'eau de la salle de bain, afin de couvrir le bruit de la balance touchant le sol.  De plus, dépendamment de la gentillesse ou non de celle-ci, elle la déplace de quelques cm. afin de voir si elle ne pourrait pas grapiller quelques grammes.

Pour d'autres, ça sera 2 fois/jour, matin et soir ou encore, à l'occasion seulement.

Pour moi, comme ça devient vite obsessionnel, je n'ai pas de balance.  De toute façon, tant que je ne suis pas en "perte de poids", jamais je n'oserais monter dessus.  Lorsque j'étais enceinte de mes filles, je demandais au gynéco de me peser pour son suivi, mais je faisais dos à la balance et il avait interdiction de me dire mon poids, je ne voulais savoir que combien de kgs. j'avais pris. 

Lorsque je suis en "perte de poids", la balance n'est pas mon amie, et peut vite devenir mon bourreau.

J'ai eu de longues périodes d' anorexie, pendant presqu'un an en fait.  Puis je suis devenue boulimique avec vomissements.  Je pouvais me peser jusqu'à 20 fois/jour, dès que je "sentais" que j'avais perdu du poids.  Quand, effectivement, elle montrait un moins, je devenais fière de moi, je me sentais toute puissante, mais si jamais, au cours de la même journée, j'avais quelques grammes en plus, j'augmentais mon activité physique de 200% en me maudissant d'autant.

C'était devenu un enfer.....

Aujourd'hui, je ne me laisserai plus tenter par celle-ci.  Je me pèserai chez le doc, seule cependant, une fois/semaine et c'est tout.  Je préfère demeurer éloignée de cet instrument de torture!

Pendant ce cours, cependant, j'ai quand même appris quelque chose d'intéressant:

-Dans une journée, les mouvements de poids ne fluctuent presque QUE juste à cause de l'eau dans notre corps, et non pas à cause de graisse quelconque.


Donc, si on veut avoir un résultat fiable, qui dépend réellement d'une perte de gras, et non pas influencé par le mouvement de l'eau, se peser une fois/2 semaines ou une fois/semaine au maximum, devient donc un très bon indicatif, plus fiable quand à la graisse perdue.

J'ai donc appris quelque chose de plus aujourd'hui, tant mieux!


En soirée, j'étais assez mal dans ma tête, à repasser les conversations avec mon infirm. référente.  Une anxiété du tonnerre m'a tenu compagnie jusqu'au coucher.  L'impression que demain, sera synonyme de FIN.

Par La Chrysalide - Recommander - Communauté : Chirurgies Bariatriques
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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 19:49
Et bien ça y est!   Mes filles n'ont pas été les seules à retourner sur les bancs d'école!

En effet, lundi, le 24, commençait mon suivi à la Clinique de l'obésité.

Honnêtement, je ne savais pas à quoi m'attendre.  En effet, je savais seulement que j'aurais 4 jours à passer, de 8h00 le matin jusqu'à 16h00 le soir, dans l'unité concernée.  J'allais rencontrer pour la première fois, les gens qui feraient partis de mon groupe, et ce pour les 2 ans à venir.

Donc, voici le parcours:

Lundi 24 août:

8h00, nous sommes accueillis dans le service, puis nous avons le bilan sanguin, a jeun depuis la veille, puis le déjeuner.  Tous un peu timides, nous nous observons et osons les présentations.

9h00, nous nous réunissons dans la salle de cours.  Ils nous expliquent un peu le déroulement de la semaine, et répondent à nos questions, au besoin.

Les gens du groupe semblent agréables, en tout cas, je me sens assez bien parmis eux.

A la pause,  nous apprenons à nous connaître un peu.  Je crois être tombée dans un bon groupe, les gens sont sympathiques, et visiblement, prennent la vie du bon côté, malgré leur parcour et la souffrance engendrée par les problèmes de poids.

Ma plus grosse difficultée, à ce moment, c'est d'apprendre les prénoms.  En effet, ma mémoire et moi ne sommes pas en bons termes ces derniers temps...mais j'y arriverai!

10h00, j'ai mon premier bilan d'entrée avec mon infirmière-référente et la psychologue.  En fait, je fais avec elles, l'anamnèse familliale de ma prise de poids.  C'est un moment assez difficile, qui fait remonter plein de choses vécues par le passé.  Cependant, je m'en sors assez bien :)  Elles semblent surprises quand je leur annonce que j'ai déjà ma date pour mon by-pass, visiblement, elles croyaient que ça se ferait beaucoup plus tard...

Le dîner est pris en commun dans une salle.  Les soignants regardent notre alimentation, mais sans en changer quoi que ce soit.  Cependant, si nous avons une hésitation concernant un menu plutôt qu'un autre, ils nous répondent  volontier.

À 13h30, retour au boulot!   2ème bilan d'entrée.  Cette fois, c'est avec la diététiste que je refais mon parcours de régimes-reprises-re perte de poids et re-reprise...  On discute des difficultés survenues dans ces moments où peu à peu, le contrôle de la nourriture est laissé de côté, pour faire gentiment place au retour des kgs.  Dès ce moment, je commence à parler du fait que, même si je suis consciente du poids de mes émotions, dans cette prise de kgs, je n'arrive quand même pas à y faire face.  Je me sens un peu stupide de "savoir" mais ne pas être en mesure de "faire".  Cette dernière est, elle aussi, vachement surprise du fait de la rapidité de mon opération, en prend note, mais ne m'en parle pas.

Finalement, nous terminons la journée avec un groupe de partage ayant pour thème:

"Comment je vis avec mon poids?"


Pour faire cette activité, nous devons choisir une image, parmis plusieurs, qui nous parle le plus.  J'ai reproduis ici l'image qui me correspond le mieux:




Une grosse masse de pierre, contenant la petite fille/femme que je suis.  Mais comme je ne perds pas espoir, ou du moins, le retrouve très vite, cette image de moi, m'échappant de mon corps et plus que réaliste.  Je veux retrouver ma liberté....de mouvements, d'action....Je veux pouvoir courir, me mouvoir, sans avoir l'impression de devoir supporter cette masse.

J'ai adoré cette activité, bien qu'il m'aie été difficile de parler de moi et mon ressenti.  Cependant, j'ai pu aussi entendre le témoignage des autres membres et j'ai parfois été surprise de voir à quel point on peut vivre notre excès de poids de façon différentes. 

Bilan de cette journée, épuisée car beaucoup d'émotions vécues, surprise de voir à quel point cette clinique "frappe fort", mais rassurée qu'elle le fasse et pleine d'espoir pour la suite...
Par La Chrysalide - Recommander - Communauté : Chirurgies Bariatriques
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