Quand la Chrysalide
Devient Papillon...
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"Compassion fatigue"
Définition: Déjà, en français, le titre dit tout, mais en anglais, c'est encore plus fort. (Je
vais traduire ici ce que j'ai trouvé sur le net.)
Nom sûrement TRÈS féminin, aussi connue sous le terme de "Trouble secondaire de Stress Post-Traumatique". Un terme qui réfère à une
graduelle perte de compassion, qui s'amplifie avec le temps. Trouble commun parmi les victimes de trauma, et/ou les individus qui travaillent directement avec les victimes.
Dans mon cas, c'est plûtot la 2ème raison qui en est la cause.
Infirmière de profession, j'avais ça "dans l'sang" d'aider mon prochain. Empathique, à l'écoute des besoins de l'autre et blablabla........Le trouble s'est insinué en moi, peu à peu, depuis
presque 12 ans. Quand j'ai rencontré mon mari.
Au début de notre relation, quand il a fait sa 1ère "Grippe d'Homme", qu'elle bonne petite infirmière j'étais!
- "Mon pauvre chéri, tu veux des mouchoirs? T'as besoin d'un comprimé? Chut! les autres! Mon mari se meurt repose!!!!"
J'ai même presque fais mon stage en "Soins palliatifs", tellement j'ai eu peur de le perdre souvent!
Ben aujourd'hui, f-i-n-i...t-e-r-m-i-n-é!! Out! la compa.....euh...quoi?
Et oui! La compassion a fini par me fatiguer...la "Compassion Fatigue" qu'ils disent en anglais.
Etre la compagne d'un mari, souffrant horriblement et surtout "bruyamment" (entendre ici de devoir écouter le-dit mari, parler du chemin que prend sa morve, depuis le nez, jusqu'aux sinus, puis
retour à la gorge pour terminer sa course dans le mouchoir, mourir de peur dès qu'il éternue car il ne faut surtout pas retenir, donc faire un max de bruit, SURTOUT la nuit, et supporter son
mauvais caractère du à "Je suis meuladeuuuuu!"), a eu raison de ma compassion.....Je fatigue....
Comme vous l'aurez sûrement compris, mon homme est au lit, avec de la fièvre...ou pas. Mais il mouche et il se meurt.
Et moi, j'en suis rendue à y voir le prochain article de mon blog, voir l'écriture de mon prochain roman:
"Les péripéties d'une Veuve Joyeuse" !!


Comme tous les parents d'enfants scolarisés, on a entendu, bien sûr, les
mesures de sécurité et d'hygiène misent en place à l'école, pour éviter d'attraper la fameuse Grippe A ou H1N1 et limiter sa contagion.

A mon réveil, mme. Anxiété a jugé bon de se lever en même temps que moi. Sa copine, mme. Boule au Plexus, m'a bien fait sentir sa douce présence...Que de joie!!!
J'ai hésité à aller au cours ce matin. Je me disais que, si je n'y allais plus, au moins ils ne pourraient changer ou annuler mon opération, mais en même temps je me sentais prise à la
gorge, à savoir, sans ce suivi, je ne me sens pas de faire l'opération....le serpent qui se mord la queue....
Alors j'ai joué le tout pour le tout, je vais aux cours, on avisera après.
A 8h00, premier cours
"Comment je comprends mon fonctionnement"
Depuis longtemps, je sais comment je fonctionne. Lorsque je ne suis pas en train de faire "régime", je me sens coupable, donc pulsions. Je n'y pense plus pendant quelques temps, tout
à coup je prend conscience de ce à quoi je ressemble, pulsions.
Cependant, quand je me reprend en main, tant que je "tiens le coup", les pulsions "disparaissent", mais pour un peu que j'ai l'impression de "tricher", ça part en coui....es!!! Et là, le
moindre stress fait réapparaître les pulsions. Souvent, le stress est généré par mes pensées, par mes jugements négatifs sur moi-même. Donc, je dois apprendre à laisser passer
ses pensées. Les accepter comme n'étant QUE des pensées et non pas une réalité. J'ai encore du chemin à faire donc.....
A 10h15, j'ai pu rencontrer, finalement, mon infirmière référente et la psychologue. J'ai pu verbaliser mon inquiétude immense face aux 2 possibilités que j'avais trouvé et ma peur de
devoir faire le choix entre suivi ici et opération.
Elles m'ont expliquer le pourquoi des craintes, à savoir, j'ai de la difficulté à faire des liens entre le savoir et l'agir. Cependant, elles m'ont rassuré, même si le délai est court, on
me propose un suivi avant by-pass avec la fameuse psychologue qui fait partie de l'équipe du chirurgien. Elles ont pu avoir la confirmation que je disais vrai. On ne m'avait pas
proposé ce suivi car ils croyaient que, vu mon suivi à la clinique de l'obésité, je n'avais pas besoin de plus. Pour finir, donc, heureusement que ce suivi existe, car ils ont vu mes
besoins et donc, ainsi, dès la semaine prochaine, je bénéficierai d'un suivi en plus, afin d'améliorer mes chances pour l'après by-pass.
Tout est bien qui finit bien donc. De plus, mon infirmière m'a remis les fameux questionnaires. La veille, elle n'avait pas jugée bon de me les donner, car elle avait plus important à
discuter. Mais ils étaient là, qui m'attendaient......
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A 11h00, nous avons eu le cours d'information Activité Physique avec pour thème:
"Pourquoi bouger?"
Bon, ce cours me semblait plus que connu, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à faire les jeux de rôles qu'ils nous demandaient.
Les raisons sont multiples, mais si on ne parle que du côté physique de la chose voici ce qui ressort:
- Renforcement des muscles, tels le coeur, poumons...
- Plus d'énergie car en augmentant l'endurance de nos organes, nos muscles, on est fatigué moins rapidement et l'envie de continuer apparait.
- Diminution des risques liés à la sédentarisation (crise cardiaque, anévrisme...)
- Etc...
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Après le repas, 13h30, nous avons eu un groupe de partage dont le thème était:
"Comment je m'explique ma prise de poids aujourd'hui à la lumière de ces 3 jours"
Bon, j'ai l'impression que ça s'éclaicit. Ce n'est pas un manque de volonté ou d'intelligence. En effet, combien de fois me suis-je traitée de stupide, car bien que je connaissais les
dédales de mon cerveau, quant à mon fonctionnement devant la nourriture, je n'arrivais pas, malgré tout, à faire les bons choix.
Le fait de savoir qu'il me manque des liens, mais que je peux les apprendres, me rassure énormément. J'aurai les outils car j'ai la possibilité d'avoir un suivi avec la psy. Du coup,
je me sens vraiment épaulée pour faire face au "après" by-pass.
Puis, je finis la journée avec un autre entretien avec mon infirmière référente. Demain, lors de notre prochaine rencontre, elle me donnera la date du rendez-vous avec la psy (by-pass), qui
se dit en accord avec le suivi jusqu'à l'opération. Je lui fais part de mon soulagement et de l'espoir pour la bonne continuation...
Ce soir, en rentrant à la maison, j'ai le coeur beaucoup plus léger!!
